> La vision du Professeur Heather Cooley sur la solution du dessalement de l’eau de mer

Le dessalement (ou désalinisation) est souvent cité comme une solution prometteuse aux crises de l’eau et même de l’énergie grâce au potentiel de l’hydrogène – dans le podcast « Water we doing ? », le professeur Heather Cooley est une spécialiste  en tant  que directrice de la recherche au Pacific Institute, et nous explique ses principales idées sur le sujet.

La vision du Professeur Heather Cooley sur la solution du dessalement de l’eau de mer

Voici les principales idées du Professeur Heather Cooley sur la solution du dessalement de l’eau de merrésumées ici >

+ La mission du Pacific Institute est précisément de travailler aux problèmes les plus urgents concernant les pénuries d’eau dans le monde

+ Construire des usines de dessalement est clairement une solution surtout sur les zones côtières arides, sachant que l’eau couvre 70% de la surface terrestre et 97% de cette eau se trouve dans les océans

+ Cependant il y a des obstacles importants à surmonter : 1) c’est cher, 2) intense en consommation d’énergie, 3) produisant un impact majeur sur l’environnement marin

+ Comment ça marche : dessalement  = simplement retirer le sel et autres minéraux de l’eau des océans, soit au travers de procédés thermiques ou par l’utilisation de membrane (filtrante)

+ La solution thermique : de la chaleur afin de distiller l’eau, principe similaire au soleil chauffant nos océans pour créer de la vapeur atterrissant principalement sur nos terres par la pluie

+ La plupart des usines utilisent le procédé thermique, mais les nouvelles usines ont tendance à utiliser les membranes

+  La solution membrane telle l’osmose inverse : de l’eau pressurisée à travers des membranes, laissant passer l’eau fraiche, et retenant le sel / les minéraux, produisant 2 flux sortants, l’eau fraiche et de l’eau saumâtre hypersalée

+ 2 litres d’eau de mer = 1 litre eau douce + 1 litre d’eau saumâtre hypersalée à jeter

+ Des progrès sur les années : l’osmose est moins consommatrice d’énergie que le thermique

+ L’eau saumâtre à jeter est 2 x plus salée que l’eau de mer, à laquelle s’ajoutent les produits chimiques de sa fabrication aussi que des organismes morts, le tout très dense et lourd

+ Le problème est que cette eau saumâtre est rejetée directement dans la mer, coule, se disperse au fond

+ Les organismes vivants sont habitués à un certain niveau de sel avec une tolérance limitée sur sa variation : ce niveau change avec le rejet de cette eau saumâtre, tuant la faune / flore marine

+ Des millions de litres d’eau saumâtre rejetés = l’impact global est encore à l’étude

+ Les solutions de mieux mixer cette eau saumâtre rejetée dans les océans, par sa meilleure dispersion dans des zones plus forte en turbulences, ou en utilisant des diffuseurs à la sortie des pipelines, coutent cher et ne sont pas toujours retenues

+ La tendance est aussi de recycler ces ‘déchets’ d’eau saumâtre en ressources ayant une valeur, comme l’hydroxyde de sodium, le chlorure de sodium acide réemployé dans l’usine de dessalement, ou la revente de lithium, uranium, ou le sel même (route du sel)

+ le coût de recyclage de cette eau saumâtre reste néanmoins bien plus cher que son rejet dans l’océan, l’impact ou coût environnemental actuellement à l’étude serait cependant à intégrer pour une meilleure comparaison

+ L’énergie utilisée au dessalement provoque rejet d’émissions CO2 – les solutions permettant l’utilisation d’énergie renouvelable decarbonée (solaire) sont prometteuses

+ Le dessalement n’est qu’une des solutions

+ D’autres solutions sont possibles avec un impact environnemental réduit :  Permettre la conservation de l’eau en évitant les aux fuites, une utilisation plus économe par nos équipements sanitaires ou les arrosages…

+ Aussi le réemploi de l’eau est une solution réelle, notamment dans l’irrigation (de nos terres agricoles), ainsi que dans la recharge des nappes phréatiques

+ L’avantage du dessalement est que l’eau est produite à la demande

+ Beaucoup de travaux sont réalisés sur les problèmes liées au dessalement, son coût, son impact environnemental, ses émissions carbone – de nombreuses opportunités existent

+ Les projets liés au dessalement ou autres sont listées gratuitement sur le site du Pacific Institute (https://pacinst.org/)

Heather Cooley a rejoint le Pacific Institute en 2004 et occupe actuellement le poste de directrice de la recherche. Elle mène et supervise des recherches sur un éventail de questions liées à l’eau, telles que l’utilisation et la gestion durables de l’eau, les liens entre l’eau et l’énergie et les impacts du changement climatique sur les ressources en eau. Avant de rejoindre le Pacific Institute, elle a travaillé au Lawrence Berkeley Laboratory pour étudier les changements climatiques et d’utilisation des terres et le cycle du carbone.

Heather a obtenu un B.S. en biologie moléculaire de l’environnement et une maîtrise en énergie et ressources de l’Université de Californie à Berkeley. Elle a siégé au groupe de travail commercial, industriel et institutionnel de Californie et siège actuellement au comité des parties prenantes urbaines de Californie et au conseil d’administration du California Urban Water Conservation Council.

Les Génies de la Planète (@geniesplanete ou www.geniesdelaplanete.com), ou l’écologie par les créateurs de solutions propres, est un blog + podcast résumant les principales idées ou solutions propres de ces génies, scientifiques ou entrepreneurs, œuvrant pour la préservation écologique de notre planète

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